En quoi consiste la lipolyse du double menton ?
Il s’agit d’injecter, sans chirurgie, un produit qui dissout la graisse directement dans la couche graisseuse située sous le menton, la région dite sous-mentonnière. Le produit le plus documenté est l’acide désoxycholique, que votre organisme utilise déjà pour digérer les graisses alimentaires. Injectée, elle rompt la membrane externe des cellules graisseuses, que le corps élimine ensuite lentement au cours des semaines suivantes.
Moins de volume sous le menton peut affiner la ligne de la mâchoire et mieux dessiner l’angle entre menton et cou. Seule la graisse est concernée : la peau n’est pas retendue et les muscles du cou ne sont pas modifiés.
Qui peut bénéficier d’une lipolyse par injection ?
| Bonne indication fréquente | Une autre option peut être plus judicieuse |
|---|---|
| Graisse modérée et souple sous le menton, que l’on peut pincer | Peau du dessous du menton lâche et tombante |
| Peau encore bien élastique | Cordes visibles dans le cou (bandes platysmales) |
| Adulte en bonne santé au poids stable | Volume lié à d’autres structures, par exemple des glandes ou un goitre |
| Refus de la chirurgie et possibilité de venir à plusieurs reprises | Femme enceinte ou allaitante |
| Patience face à une évolution lente | Difficultés à avaler, saignements anormaux ou zone infectée |
Selon la Cleveland Clinic, il faut signaler à l’avance au praticien tout trouble de la coagulation, une infection à l’endroit de l’injection, une chirurgie ou un traitement récent du visage, du menton ou du cou, toute affection du cou et les problèmes de déglutition.
Injections ou liposuccion du menton ?
Les deux méthodes réduisent la graisse sous-mentonnière. Tout dépend du volume de graisse, de l’état de la peau, du temps dont vous disposez et de vos envies.
| Lipolyse par injection | Liposuccion du menton | |
|---|---|---|
| Principe | Plusieurs micro-injections répétées | Geste chirurgical léger avec une canule fine |
| Nombre de séances | En général 2 à 4, à un mois d’intervalle environ | Le plus souvent une seule |
| Anesthésie | Anesthésie locale ou de surface | Locale ou générale, selon le plan |
| Récupération | Après chaque séance, quelques jours gonflés et insensibles | Mentonnière de compression, enflure pendant quelques semaines |
| Résultat | S’installe sur plusieurs mois | Visible plus tôt, continue de s’affiner pendant des mois |
| Pour qui | Peu ou moyennement de graisse, peau de qualité | Davantage de graisse, ou autre opération programmée en même temps |
Pour les patients venant de l’étranger, c’est souvent le nombre de voyages qui tranche. Une cure d’injections suppose de revenir plusieurs fois, alors qu’une liposuccion se fait normalement en un seul séjour.
Comment se passe une séance ?
- Bilan. Le Dr Yazır examine votre menton et votre cou, vérifie que c’est bien de la graisse qui crée ce volume, puis juge l’élasticité de la peau et la présence de cordes.
- Repérage. La zone à traiter est dessinée sur la peau, souvent sous forme d’un petit quadrillage, loin du rebord mandibulaire, là où chemine le nerf marginal de la mandibule.
- Confort. On applique de la glace, une crème anesthésiante ou un peu d’anesthésique local.
- Les injections. Une aiguille fine dépose de petites quantités de produit dans la graisse.
- Ensuite. Des poches de froid atténuent l’enflure, et un contrôle est programmé avant que vous quittiez Izmir.
Comment se passent les jours suivants ?
| Après la séance | Évolution habituelle |
|---|---|
| Le jour même | Brûlure, picotements et enflure sous le menton |
| Jours 1 à 7 | Enflure, sensibilité, engourdissement et parfois des bleus ; le gonflement peut être très visible |
| Semaines 2 à 4 | Enflure et engourdissement diminuent ; la zone peut rester ferme sous la peau un certain temps |
| Vers la 4e semaine | Séance suivante si nécessaire |
| 2 à 3 mois après la dernière séance | On fait le bilan du résultat |
En regroupant les essais randomisés, une revue systématique et méta-analyse a observé des effets secondaires essentiellement cantonnés à la zone piquée et brefs, souvent dissipés avant la séance d’après. Douleur, bleus, engourdissement, rougeur et enflure étaient les plus fréquemment signalés.
Comment organiser mon voyage à Izmir ?
| Jour | Programme |
|---|---|
| Jour 1 | Arrivée, rencontre avec le Dr Yazır et, si c’est indiqué, première séance |
| Jour 2 | Journée calme ; l’enflure sous le menton est normale |
| Jour 3 | Contrôle au cabinet, puis vol retour |
| Quatre semaines après environ | Second voyage si une autre séance est programmée |
L’aéroport Adnan Menderes d’Izmir (ADB) est à environ 25 à 30 minutes en voiture du cabinet, dans le bâtiment Egeperla à Konak. Les photos envoyées au préalable par WhatsApp sont les bienvenues ; c’est l’examen sur place qui permet de trancher entre injections et liposuccion.
Quels effets indésirables peut-on observer ?
- Enflure, douleur, bleus, rougeur, démangeaisons et engourdissement
- Zones indurées ou petits nodules sous la peau
- Gêne pour avaler, le plus souvent due à l’enflure
- Faiblesse passagère du nerf de la lèvre inférieure, rendant le sourire asymétrique
- Atteinte cutanée à l’endroit piqué (rare)
- Effet plus modeste que prévu, avec besoin de séances en plus
Lors de l’essai REFINE-1 (phase 3), seule une petite minorité des patients traités a présenté une faiblesse du nerf marginal de la mandibule ; elle était le plus souvent légère et a entièrement régressé. Un repérage précis et une technique soigneuse diminuent ce risque.
Que disent les études ?
Les essais randomisés contre placebo, et les méta-analyses qui en découlent, établissent que l’acide désoxycholique fait mieux que le placebo pour diminuer la graisse sous-mentonnière. Une étude de suivi sur 3 ans a constaté que la plupart des patients répondeurs gardaient leur amélioration. Une méta-analyse de 2023 estimait cependant que les preuves n’atteignaient qu’une certitude faible à modérée, et signalait un possible biais lié au financement industriel dans tous les essais retenus. C’est pourquoi cette page parle d’une amélioration réaliste et progressive, et non de résultats garantis.
Le résultat tient-il ?
Les cellules graisseuses traitées ne reviennent pas ; le changement tient donc en général longtemps, comme l’a montré le suivi REFINE à 3 ans. Les cellules restantes peuvent cependant grossir en cas de prise de poids : garder un poids stable protège le résultat.
Pourquoi faire évaluer son menton par un chirurgien ?
Un dessous de menton plein ne vient pas toujours de la graisse. Relâchement cutané, bandes du cou, placement du menton et de la mâchoire, voire les glandes salivaires, peuvent également jouer un rôle. Chirurgien ORL et cervico-facial dont l’activité est centrée sur la chirurgie esthétique du visage, le Dr Yazır pratique aussi bien les injections lipolytiques que la liposuccion sous-mentonnière : la décision peut ainsi suivre votre anatomie plutôt qu’une technique de prédilection.