En quoi consiste une liposuccion du menton ?
Lors d’une liposuccion sous-mentonnière – le nom médical de la liposuccion du menton –, une fine canule sert à aspirer la graisse logée sous le menton et dans le haut du cou. On cherche à obtenir un angle menton-cou plus net et une ligne de mâchoire mieux lisible.
La graisse n’est qu’une des causes possibles d’un double menton. Une peau relâchée, le muscle peaucier du cou (platysma), un petit menton ou la position de la mâchoire peuvent tous y contribuer. C’est pourquoi le Dr Yazır évalue menton et cou ensemble avant de proposer un traitement.
À qui convient la liposuccion du menton ?
Tout repose sur la qualité de la peau : une fois la graisse enlevée, celle-ci doit se rétracter sur le nouveau contour. Selon le NHS, la liposuccion s’adresse à des personnes sans surpoids dont la peau est ferme et élastique, et aucun résultat précis ne peut être garanti.
| Éléments favorables | Éléments qui invitent à la prudence ou à une autre option |
|---|---|
| Rondeur sous le menton qui résiste au régime et au sport | Peau du cou fine, fripée, qui a perdu son ressort |
| Peau qui se rétracte encore bien, comme souvent chez l’adulte jeune ou d’âge moyen | Cordes verticales visibles dans le cou (bandes platysmales) |
| Poids resté stable | Projet de perdre beaucoup de poids |
| Mâchoire empâtée par la graisse plutôt que par des tissus affaissés | Menton petit ou en retrait, vraie cause du problème |
| Bonne santé générale, pas de tabac | Trouble de la coagulation ou maladie mal équilibrée |
Dans le Journal of Oral and Maxillofacial Surgery, des auteurs soulignent que la liposuccion seule ne profite qu’à des patients bien sélectionnés, puisqu’elle ne touche ni la peau lâche ni le platysma. Dans ces situations, un lifting du cou – souvent complété d’une liposuccion – peut constituer le meilleur plan.
Quelles solutions existent contre le double menton ?
| Traitement | Principe | Envisagé en général quand |
|---|---|---|
| Liposuccion du menton | Aspiration de la graisse par de tout petits orifices | La quantité de graisse est moyenne ou plus importante et la peau de bonne qualité |
| Lipolyse par injection | Une série d’injections dégrade progressivement la graisse | L’amas est petit et vous préférez éviter toute incision |
| Lifting du cou | La peau en excès est retendue et le platysma réparé | Peau relâchée et cordes du cou visibles |
| Injection du menton ou de la mâchoire | Ajout de volume le long du menton et de la mâchoire | Un menton fuyant fait paraître le cou plus lourd |
Comment se déroule l’intervention ?
- Bilan et dessin. Le Dr Yazır examine le menton, le cou, la peau et le contour de la mâchoire, prend des photos et trace la zone à traiter.
- Anesthésie de la zone. On infiltre une solution dite de tumescence, qui associe un anesthésique local à un produit limitant le saignement. Si la liposuccion accompagne une autre opération, on peut y ajouter une sédation ou une anesthésie générale.
- Aspiration. Une canule fine est introduite par un petit orifice sous le menton – et chez certains patients derrière les lobes des oreilles. La graisse est retirée de façon régulière et maîtrisée, pour que la peau se repose sans bourrelets.
- Fin du geste. Chaque orifice reçoit un point ou se referme seul, puis une mentonnière de compression est mise en place.
- Sortie. Presque tous les patients regagnent leur domicile ou leur hôtel le jour même.
Les séries de cas publiées confirment que la liposuccion sous-mentonnière est réalisable sous anesthésie locale ; dans l’une d’elles, qui portait sur 695 patients, l’irrégularité du contour était l’inconvénient le plus souvent signalé.
Comment se passe la cicatrisation ?
| Étape | Ce que l’on ressent d’ordinaire |
|---|---|
| Jours 1–3 | Sous le menton : enflure, tension et bleus ; mentonnière portée en permanence |
| Jours 4–7 | Les bleus pâlissent, les éventuels points sont retirés ; le travail de bureau redevient en général possible |
| Semaines 2–3 | L’essentiel des bleus visibles a disparu ; la mentonnière ne se porte plus guère que la nuit |
| Semaines 3–4 | Reprise possible d’une activité physique légère |
| Mois 1–3 | L’enflure continue de diminuer ; une induration ou une baisse de sensibilité de la peau peuvent persister |
| Mois 3–6 | Le contour définitif du menton et du cou se révèle |
Le NHS rappelle que l’effet d’une liposuccion n’apparaît clairement qu’une fois l’enflure résorbée, et que la zone peut mettre jusqu’à six mois à se stabiliser complètement.
Comment organiser ma venue à Izmir ?
Les patients venant de l’étranger réservent habituellement 4 à 5 jours. L’aéroport Adnan Menderes d’Izmir (ADB) se trouve à environ 25–30 minutes en voiture du cabinet, dans le bâtiment Egeperla à Konak.
| Quand | Programme |
|---|---|
| Jour 1 | Arrivée à Izmir, consultation et examen |
| Jour 2 | Intervention ; dans la plupart des cas, sortie le jour même |
| Jours 3–4 | Repos à l’hôtel, petites promenades, mentonnière en place |
| Jour 4 ou 5 | Contrôle avec le Dr Yazır, puis vol retour lorsqu’il est satisfait |
Vous pouvez envoyer au préalable des photos de profil par WhatsApp pour un premier avis. Le plan n’est arrêté qu’après l’examen en personne par le Dr Yazır.
Quels risques comporte la liposuccion du menton ?
Même limitée, la liposuccion du menton reste une opération. Une revue systématique publiée en 2026, regroupant 13 études, a constaté que les effets indésirables après liposuccion sous-mentonnière étaient assez fréquents, mais le plus souvent légers et pris en charge sans seconde intervention. Le sérome (poche de liquide), les irrégularités de surface ou l’asymétrie et l’apparition de cordes du cou étaient les problèmes les plus souvent décrits. Les auteurs insistent sur la faiblesse des données disponibles : les pourcentages précis sont donc à interpréter avec prudence.
Complications possibles :
- Enflure, bleus et perte de sensibilité temporaire
- Irrégularités, petites dépressions ou différence entre les deux côtés
- Collection de liquide (sérome) ou de sang (hématome)
- Infection
- Rarement, faiblesse passagère de la lèvre inférieure si le nerf qui longe la mâchoire est irrité
- Peau lâche qui devient plus visible une fois la graisse partie
- Problèmes peu fréquents liés à l’anesthésie
Une revue exploratoire des complications publiées conclut que les événements graves sont rares, mais qu’une connaissance approfondie de l’anatomie et une prise en charge rapide de tout problème sont essentielles. Le Dr Yazır passe en revue avec vous les risques qui vous concernent lors de la consultation et de l’entretien de consentement.
Le résultat est-il définitif ?
Les cellules graisseuses retirées ne repoussent pas ; le changement tient donc en général tant que votre poids varie peu. La peau et le cou continuent néanmoins de vieillir naturellement, et certains patients optent des années plus tard pour un lifting du cou ou du visage lorsque leur peau se relâche.
Qu’apporte un chirurgien cervico-facial à cette intervention ?
Sous le menton passent des structures importantes du cou, dont la branche du nerf facial qui fait bouger la lèvre inférieure. Chirurgien ORL et cervico-facial, le Dr Yazır a été longuement formé à cette région. Ce parcours l’aide aussi à déterminer si la graisse est vraiment en cause, ou si c’est plutôt le menton, la mâchoire, la peau ou le platysma qu’il faut traiter.