Qu’entend-on par lifting endoscopique ?
Dans un lifting endoscopique, on remonte les plans profonds des étages supérieur et moyen de la face par quelques petites incisions cachées dans la chevelure. Une caméra fine, l’endoscope, est introduite par ces orifices. Le chirurgien peut ainsi décoller et replacer les tissus en les voyant directement à l’écran, ce qui évite la grande cicatrice péri-auriculaire du lifting traditionnel.
Selon le projet, l’intervention peut relever les sourcils et les tempes, les joues (région médio-faciale) et – grâce à des variantes récentes – le contour mandibulaire. La traction se fait surtout vers le haut, à la verticale, et l’on ne retire que très peu de peau, quand on en retire.
Quelles différences avec le lifting traditionnel ?
Mieux vaut bien saisir cette différence avant de se décider. Un lifting classique, le plus souvent de type SMAS ou deep plane, passe par une cicatrice qui descend de la tempe devant l’oreille avant de remonter en arrière de celle-ci. Le plan profond (SMAS) est retendu et la peau relâchée du bas du visage et du cou est recoupée. Pour le NHS, cette chirurgie sert avant tout à traiter le relâchement des bajoues et du cou.
| Lifting endoscopique | Lifting classique (SMAS / deep plane) | |
|---|---|---|
| Incisions | Petites, cachées dans la chevelure ; à l’occasion derrière l’oreille ou côté muqueuse buccale | Autour de l’oreille et jusque dans la lisière des cheveux |
| Zones surtout remontées | Sourcils, tempes, région médio-faciale ; parfois la mâchoire selon la méthode | Bajoues, contour mandibulaire et cou ; le milieu du visage avec les méthodes deep plane |
| Peau retirée | Très peu ou pas du tout | L’excédent de peau est supprimé |
| Patient type | Relâchement débutant à modéré, peau élastique | Relâchement modéré à marqué, peau du cou distendue |
| Données scientifiques | Surtout des séries de cas publiées par des chirurgiens isolés | Une littérature plus vaste, revues systématiques comprises |
En 2025, une méta-analyse mettant en regard liftings SMAS et deep plane traditionnels a noté une grande satisfaction des patients avec les deux. La littérature sur les méthodes endoscopiques est plus jeune et plus mince : elle se compose surtout de grandes séries d’un seul chirurgien, et aucun essai randomisé ne les a encore comparées directement aux liftings classiques.
Qui est en général un bon candidat ?
| Arguments pour | Cas où mieux vaut un lifting traditionnel ou cervical |
|---|---|
| Sourcils, tempes et joues qui ont commencé à descendre, légèrement ou modérément | Bajoues lourdes avec beaucoup de peau lâche le long de la mâchoire |
| Peau encore bien élastique | Peau du cou relâchée ou cordes visibles |
| Souhait d’éviter des cicatrices autour des oreilles | Grand excès de peau après un fort amaigrissement |
| Air fatigué et lourd autour des yeux et des joues | Gêne limitée au cou |
| Bonne santé générale, pas de tabac | Problèmes de santé mal équilibrés ou tabagisme important |
Souvent, l’idéal est d’associer plusieurs gestes : ainsi, une remontée endoscopique des deux tiers supérieurs du visage comprenant un lifting des sourcils ou un lifting médio-facial, complétée au besoin par un geste distinct sur le cou.
Comment l’opération se déroule-t-elle ?
- Bilan et planification. Le Dr Yazır examine l’ensemble du visage et du cou, convient avec vous des zones à remonter et prend des photos.
- Anesthésie. Vous êtes endormi(e) : l’opération se fait sous anesthésie générale, dans un bloc hospitalier.
- Voies d’accès. Le chirurgien ouvre de petits accès dans le cuir chevelu temporal (et à d’autres endroits si le plan l’exige) pour y glisser l’endoscope.
- Libération et élévation. Sous contrôle de l’écran, le chirurgien libère les attaches ligamentaires qui fixent les tissus, puis remonte sourcil, tempe et joue, principalement vers le haut.
- Fixation et fermeture. Des points maintiennent les tissus à leur nouvelle hauteur, on suture les accès puis on applique un pansement peu serré. Une nuit d’hospitalisation est habituelle.
Comment se passe la convalescence ?
| Étape | Ce que l’on ressent d’ordinaire |
|---|---|
| Jours 1–3 | Visage gonflé et marqué, en particulier yeux et pommettes ; tête surélevée |
| Jours 7–10 | Retrait des fils ou agrafes ; les bleus s’estompent |
| Semaines 2–3 | On retravaille et on ressort en général |
| Semaines 4–6 | Activité sportive, même intense, de nouveau permise |
| 6e mois | L’essentiel de l’enflure a disparu et le résultat est évalué |
Les premières semaines, le visage peut sembler tendu ou un peu trop relevé, en particulier vers l’extrémité des sourcils et sur les pommettes. Cette impression s’efface généralement au fil de la cicatrisation.
Comment organiser ma venue à Izmir ?
Les patients venant de l’étranger réservent en général une dizaine de jours. L’aéroport Adnan Menderes d’Izmir (ADB) est à environ 25–30 minutes de voiture de Konak, où le cabinet occupe des locaux dans le bâtiment Egeperla.
| Quand | Programme |
|---|---|
| Jour 1 | Arrivée à Izmir ; consultation, examen et analyses préopératoires |
| Jour 2 | Opération, puis une nuit à l’hôpital |
| Jour 3 | Retour à l’hôtel pour se reposer |
| Jours 4–8 | Calme, courtes marches, visites de contrôle programmées |
| Jours 9–10 | Retrait des fils, dernier bilan et vol retour avec l’accord du Dr Yazır |
Avant le voyage, des photos envoyées par WhatsApp permettent un premier avis. Le plan n’est confirmé qu’une fois que le Dr Yazır vous a vu(e) en personne.
Quels risques comporte un lifting endoscopique ?
Dans une revue systématique portant sur les liftings à incisions limitées – catégorie large qui englobe aussi les techniques à cicatrice courte – a trouvé des complications globalement peu fréquentes, l’hématome étant la plus courante. Deux grandes séries endoscopiques de chirurgiens isolés, portant sur 393 et 600 patients, n’ont relevé aucune lésion nerveuse définitive, même si, dans les deux, une partie des patients ont ensuite eu besoin d’une petite retouche. Tous liftings confondus, une autre méta-analyse publiée en 2025 situait le taux cumulé de lésion nerveuse sous 1 %, les lésions durables étant beaucoup plus rares.
Complications possibles :
- Gonflement, ecchymoses, zones du crâne ou du visage temporairement insensibles
- Muscles frontaux ou faciaux un moment affaiblis
- Asymétrie, ou récidive partielle nécessitant une retouche
- Cheveux clairsemés près des incisions, en général de façon temporaire
- Hématome, infection ou cicatrisation lente
- En cas de relâchement plus avancé, un changement moins marqué que celui d’un lifting classique
- Problèmes peu fréquents liés à l’anesthésie
Le Dr Yazır vous expose les risques qui vous concernent lors de l’examen et de l’entretien de consentement éclairé.
Le résultat dure-t-il ?
Même si les tissus sont remontés et fixés plus haut, le vieillissement continue. Les séries endoscopiques de la littérature ont suivi les patients un an ou davantage et trouvé des résultats stables, mais les preuves à long terme sur leur tenue par rapport aux liftings classiques restent rares. Le Dr Yazır aborde ce point sans détour lors de la consultation, pour vous aider à peser des cicatrices cachées et le socle de données plus solide des méthodes traditionnelles.
Qu’apporte ici la formation ORL et cervico-faciale ?
La chirurgie endoscopique occupe une place centrale dans la formation ORL, et c’est justement dans les zones que l’on remonte ici que cheminent le nerf facial et ses ramifications. L’expérience du Dr Yazır en oto-rhino-laryngologie et en chirurgie cervico-faciale, associée à son orientation vers la chirurgie esthétique du visage, guide à la fois la manière d’opérer et son avis sincère sur la technique – endoscopique ou traditionnelle – la plus adaptée à votre visage.